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COLLOQUE DE L’UMS SUR...
mercredi, Mai 23rd 2018

L’Union des Magistrats Sénégalais, en partenariat avec la Cellule de Lutte contre la Traite des Personnes et l’Office des Nations Unies contre la Drogue et le Crime (ONUDC), a organisé les 17 et 18 avril 2018, un colloque portant sur le thème : « La responsabilité des magistrats dans la protection des victimes de traite et des migrants objet de trafic » à l’hôtel PULLMAN de Dakar.
L’objectif général de ce séminaire était de susciter la réflexion et le dialogue sur la responsabilité du magistrat dans la protection des victimes de traite et des migrants objet de trafic au Sénégal et, spécifiquement, de s’accorder sur les concepts de base liés à la traite des personnes et au trafic illicite de migrants, d’identifier les défis et solutions liés à la protection des enfants exploités dans la mendicité et d’élaborer une feuille de route pour une meilleure poursuite des auteurs de traite et trafiquants de migrants.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier Ministre, Mahammed Boun Abdallah DIONNE, en présence du Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Ismaïla Madior FALL, de l’Ambassadeur du royaume des Pays Bas, du Consul de la principauté de Monaco et du représentant régional de l’ONUDC.
Aussi, le séminaire a enregistré la participation d’éminentes personnalités issues notamment de la magistrature, des ministères sectoriels, du barreau, de la société civile, de la police, des partenaires techniques et financiers, mais aussi des associations de maître-coraniques et du clergé.
Plusieurs sujets en rapport avec le thème central ont été abordés lors de la première journée de cette rencontre à travers trois sous-thèmes portant sur le cadre légal international et la définition des concepts clés, le cadre légal national, situation et tendance de la traite des personnes au Sénégal et la présentation du projet de loi sur la traite des personnes.
La deuxième journée a été consacrée à des tables rondes et ateliers sur les solutions pour la protection des enfants victimes de traite dans la mendicité et pour la protection des migrants objet de trafic, mais également sur la feuille de route pour une meilleure poursuite des auteurs de traite et trafiquants de migrants.
A l’issue des travaux du colloque, d’importantes recommandations ont été formulées par les participants, au titre desquelles l’on peut citer l’élaboration de deux lois distinctes pour la traite des personnes et le trafic illicite de migrants, la définition d’une politique pénale en ces matières par les procureurs généraux, l’aggravation des peines à l’encontre des auteurs de traite, l’élargissement des pouvoirs de la Cellule Nationale de Lutte contre la Traite des Personnes, l’élaboration d’une politique cohérente de protection des victimes de traite par la mise en place de structures d’accueil spécialisées, le renforcement de la formation des acteurs judiciaires en matière de traite et de trafic de migrants, la règlementation et la modernisation de l’enseignement coranique, le renforcement du contrôle des frontières, entre autres mesures destinées à lutter contre ces fléaux et assurer une meilleure prise en charge des victimes.


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Allocution du Président de...
lundi, Jan 29th 2018

Allocution du président de l’UMS
Monsieur le Garde des Sceaux, Ministre de la justice,
Monsieur le Premier président de la Cour suprême
Monsieur le Procureur Général près la Cour suprême
Monsieur le Président du Conseil constitutionnel
Messieurs les Chefs de Cour,
Monsieur le Bâtonnier de l’Ordre des avocats
Monsieur le secrétaire général de l’Ordre des huissiers
Monsieur le président de la chambre des notaires
Messieurs les représentants de la société civile,
Madame la représentante de la Coopération française
Mesdames et Messieurs les magistrats
Chers collègues,
Chers invités,
Distinguées personnalités en vos rangs, grades et qualités respectifs

Il en va de l’histoire des hommes comme de celle des institutions et des peuples : La vie offre souvent, si ce n’est toujours, des opportunités à ne point rater. Notre responsabilité est alors de savoir les saisir.
La rencontre d’aujourd’hui, toutes proportions gardées, peut être inscrite au nombre de ces occasions à ne pas manquer.
Comment en effet, ne pas être frappé par le rang, la richesse et la diversité des parcours des hautes personnalités qui ont accepté d’honorer de leur présence et ,partant de leur savoir , ce colloque sur l’indépendance de la justice?
Permettez-moi à cet égard, de remercier tout particulièrement le Garde des Sceaux, Ministre de la justice pour la grande leçon d’humilité et d’ouverture d’esprit qu’il vient de nous administrer.
Monsieur le Ministre, non seulement, vous avez donné des instructions pour qu’un appui financier soit apporté à l’UMS et ce, après avoir accepté de présider la cérémonie d’ouverture de ce colloque, mais, geste hautement appréciable, vous avez pris l’option inédite de participer personnellement aux débats à venir.
Vous montrez par là tout l’intérêt que vous portez aux préoccupations des acteurs judiciaires en général et aux activités de notre union en particulier.
Par ma voix, le bureau de l’UMS et au-delà, tous les magistrats, vous en remercient vivement et vous souhaitent plein succès dans cette noble et exaltante mission qui vous est confiée.
Notre gratitude va également au Premier président de la Cour suprême, au Procureur général près ladite Cour ainsi qu’à tous les Chefs de Cour qui ont contribué, par leur disponibilité et leurs conseils avisés, à la tenue de cette rencontre. Leur présence ici, aujourd’hui, est à la fois un témoignage de leur engagement pour la cause de la justice et le symbole de l’unité qui doit prévaloir autour des idéaux que nous partageons au sein de l’UMS.
Je tiens aussi à remercier au nom de tous les magistrats, la Coopération française en la personne de Madame BERTHOMEAU ainsi que l’ONG OSIWA à travers Madame HAWA Ba et Monsieur Ibrahima Kane.
N’eût été leur contribution financière faite de manière spontanée, nous n’aurions sans doute pas eu suffisamment de moyens pour tenir ce colloque dans ce magnifique lieu qu’est le King Fahd Palace.
Permettez-moi enfin, de remercier Monsieur le Bâtonnier de l’Ordre des avocats, le secrétaire général de l’Ordre des huissiers, les professeurs d’université ainsi que les représentants de la société civile. Leur présence aujourd’hui, est la preuve que nous sommes tous engagés pour la même cause, celle de la justice et du renforcement de l’Etat de droit.
Monsieur le Ministre, distinguées personnalités, chers participants ;
La problématique de l’indépendance de la justice qui nous réunit aujourd’hui, est certes, un sujet ancien mais qui demeure néanmoins, d’une brûlante actualité.
Comme sous tous les cieux, Dame Justice au Sénégal, en dépit de son âge avancé et de ses cheveux grisonnants, continue à occuper une place de choix dans le cœur et l’esprit de nos concitoyens.
Elle ne laisse personne indifférent.
Pas plus le citoyen dont la liberté et l’honneur sont souvent suspendus à la décision du magistrat que l’homme politique qui est conscient que la justice peut consacrer son ascension ou précipiter sa chute. Et que dire, alors de l’investisseur dont les soucis premiers, à savoir, la sécurité judiciaire et la performance sont intimement liés à la qualité du service public de la justice !
C’est précisément parce que la justice nourrit des espoirs et suscite des craintes que la simple évocation de son indépendance rassure et fascine autant qu’elle effraie.
Entendons-nous bien ! Nous ne réduisons pas les vertus de la justice à son indépendance.
Les nombreuses attentes que cristallise la justice se référent en réalité à deux de ses facettes que sont : service public et pouvoir.
La justice est en effet, avant tout un service public et doit, à ce titre, répondre aux exigences de célérité, d’efficacité et de qualité que les citoyens sont en droit d’attendre d’elle.
Mais, il ne faut surtout pas le perdre de vue, la justice est aussi un pouvoir qui ne trouve sa raison d’être et sa respectabilité que si elle s’assume comme entité indépendante.
Indépendance vis- à vis des pouvoirs occultes d’ordre financier, religieux ou confessionnel.
Indépendance surtout vis-à vis de celui des pouvoirs qui est le plus porté à la tentation de le contrôler : l’Exécutif.
Portalis, éminent homme de droit et père du code civil français, disait que « la justice est la première dette de la souveraineté ». A cette réflexion célèbre, le professeur Garcassone, juriste et spécialiste du Droit constitutionnel, en ajoutait une autre devenue tout aussi célèbre : « l’indépendance est la première dette de la justice ».
C’est en effet, par son indépendance que la justice préserve son honneur devant les autres pouvoirs et sa crédibilité devant les citoyens.
Mais , au juste, de quoi parlons-nous, quand nous évoquons l’indépendance de la justice ?
Certains, sans doute peu enclins à porter ce débat, ont pris l’habitude de réduire la notion à une question de comportement personnel du juge. C’est une assertion qui a certes sa part de vérité.
L’indépendance est en effet, en partie, une affaire de valeur personnelle. Quand, dans le secret de son bureau , le magistrat se trouve partagé entre ce que lui dicte la loi et les désidératas du pouvoir de sa famille, de ses proches la décision qu’il va prendre dépendra de son attachement aux valeurs d’éthique et de déontologie qui, en tous lieux, devraient constituer la boussole du juge impartial et désintéressé.
On ne saurait pour autant, se contenter de réduire l’indépendance de la justice à l’esprit d’indépendance du magistrat.
Il ne faudrait pas, en effet, oublier que le magistrat n’est, après tout, qu’un agent de l’Etat. Un Etat qui peut être fort, oppresseur et hostile à toute velléité d’expression de l’indépendance.
Combien sont-ils, à avoir payé de leur carrière et même de leur honneur, pour avoir pris l’option résolue d’exercer leur office en toute indépendance ?
A tous ceux qui, au sujet de l’indépendance , renvoient le magistrat à sa liberté, je voudrais rappeler , en m’inspirant de Lacordaire, homme de Dieu, journaliste engagé et homme politique connu, que « Entre le fort et le faible tout comme entre l’Etat et le juge, « c’est la liberté qui opprime et c’est la loi qui affranchit ».
Les magistrats qui ont décidé, au nom de la justice, de se conformer en toutes circonstances, à leur serment et à leur conscience, doivent être protégés. Non point pour leurs intérêts individuels mais dans l’intérêt supérieur de la justice et des justiciables.
Défendre les valeurs d’indépendance, créer un environnement sain qui fasse la promotion du mérite, de l’intégrité et de la compétence, voilà nous semble –t-il, la seule voie de salut pour une justice qui aspire à jouer son rôle dans la grande aventure à laquelle nous convient légitimement les autorités de ce pays, celle de l’émergence.
Vous aurez donc compris que c’est à une réflexion et un débat sans concession sur le vécu et le devenir de notre chère justice, que nous vous convions aujourd’hui.
Ce débat, nous l’avons déjà entamé à travers les journées d’études tenues dans chacun des ressorts des Cours d’appel de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor.
La participation à ces moments de réflexion nous a permis de prendre la mesure de deux choses :
– Le profond malaise qui habite les magistrats du fait des critiques essuyées régulièrement de la part de nos concitoyens.
– La conscience qu’une partie de la solution passe indubitablement par une meilleure gestion de la carrière et un renforcement des garanties de l’indépendance de la justice.

Depuis plusieurs mois pour ne pas dire plusieurs années, notre justice est l’objet de critiques de plus en plus acerbes.
Certes, c’est une lapalissade que d’affirmer que ces attaques ne font guère plaisir aux acteurs judiciaires que nous sommes. Mais c’est encore plus préoccupant lorsqu’on pense qu’il pourrait s’agir des prémices d’une rupture de confiance entre nos concitoyens et leur justice. Rappelons –nous à cet égard, la célèbre mise en garde de Balzac : « Se méfier de la magistrature et mépriser les juges, c’est le commencement de la dissolution sociale ».
Au-delà de la question de savoir si ces critiques sont fondées ou non, cette situation nous interpelle tous.
La justice est une vertu et, à l’image de la femme de César, elle doit rester au-dessus de tout soupçon. Nos amis anglophones nous rappellent tout le temps que la justice doit non seulement être rendue mais elle doit aussi être perçue comme étant bien rendue.
L’honneur de la justice, notre devoir à nous, autres acteurs judiciaires, est de veiller à préserver cette belle image qu’elle n’aurait jamais dû perdre aux yeux de nos concitoyens. Considérons donc ces critiques comme autant d’appels de détresse et non point comme de la défiance et réfléchissons ensemble, sereinement, à la manière de restaurer notre commun vouloir de vivre ensemble.
Dans le grand tumulte des bruits et des critiques, nous ne devons jamais perdre de vue le fait que notre mission restera, invariablement, la même : Mettre du cœur à l’ouvrage et tracer les sillons en nous projetant vers les horizons de l’espoir. L’espoir d’une justice réconciliée avec ses valeurs cardiales que sont l’indépendance et l’impartialité.
Je reste convaincu, au regard du degré d’engagement et de l’expertise des participants, que les débats qui vont suivre tout au long de ces deux jours de travaux , nous permettront d’écrire de nouvelles pages de l’histoire de notre chère justice.

JE VOUS REMERCIE DE VOTRE ATTENTION

Le Président de l’U.M.S

Souleymane TELIKO


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COLLOQUE DES 28 ET...
lundi, Jan 15th 2018

L’Union des Magistrats Sénégalais a organisé, les 28 et 29 décembre 2017, un colloque national portant sur le thème « L’indépendance de la justice au Sénégal : État des lieux et perspectives de réforme » à l’hôtel King Fahd Palace de Dakar.
Ce séminaire constituait l’aboutissement d’un important travail de réflexion initié par ladite association pour susciter un dialogue constructif et inclusif sur le fonctionnement de la justice après que des journées d’études ont été organisées au niveau des comités ressorts des Cours d’appel de Dakar, Thiès, Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor sur différentes thématiques autour du thème central, pour recueillir les avis et recommandations des magistrats du Sénégal sur la question.
Son objectif principal était, à partir de l’état des lieux dressé par les différents comités de ressort et en accord avec les acteurs concernés, de formuler des réformes destinées à renforcer l’indépendance de la Justice.
Les cérémonies d’ouverture et de clôture de ce colloque ont été présidées par le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Monsieur Ismaïla Madior FALL, qui a également pris part aux travaux. Aussi, a-t-il a enregistré la participation d’éminentes personnalités issues notamment du monde universitaire et de la société civile, de Magistrats en activité ou à la retraite, d’Avocats et autres auxiliaires de justice appartenant aux Ordres des notaires, huissiers de justice, experts et évaluateurs agrées, les travailleurs de la justice (Greffe, secrétaires etc.) ayant également été représentés.
Parmi les participants, l’on peut noter le Premier Président de la Cour suprême, le Procureur Général près ladite Cour, le représentant du Président du Conseil constitutionnel et membre de ladite juridiction, les Premiers Présidents et Procureurs Généraux près les différentes Cours d’appel du Sénégal, des Directeurs et chefs de services relevant du Ministère de la Justice, le Bâtonnier de l’Ordre des avocats ainsi que des organisations telles que Amnesty Sénégal, RADDHO et Forum du justiciable.
Différents sujets en rapport avec le thème principal ont été abordés lors de la première journée de cette rencontre à travers quatre sous-thèmes portant sur la notion d’indépendance de la Justice, l’effectivité de l’indépendance de la Justice au Sénégal, le Conseil supérieur de la Magistrature et le principe d’inamovibilité.
Ainsi, ont été passés en revue les garanties institutionnelles de l’indépendance de la Justice, les devoirs et responsabilités du Magistrat, l’indépendance de la Justice à l’épreuve du statut du Parquet, les points de vue de la société civile, de l’Avocat et du Magistrat sur l’effectivité de l’indépendance de la Justice au Sénégal, la présentation et les enjeux et perspectives de réforme du Conseil supérieur de la Magistrature et le principe d’inamovibilité : comment passer de la fiction à la réalité.
La deuxième journée a été consacrée à des ateliers, au nombre de trois, portant sur le Conseil supérieur de la Magistrature, le principe d’inamovibilité et le renforcement du statut du parquet, lesquels ont laissé place à la restitution, puis à l’adoption, des recommandations, suivies de la cérémonie de clôture.
A l’issue des travaux du colloque, d’importantes recommandations destinées à renforcer l’indépendance de la Justice au Sénégal ont été formulées par les participants, au titre desquelles l’on peut noter :
– la recomposition du Conseil supérieur de la Magistrature par la sortie de l’Exécutif, à savoir le Président de la République et le Ministre de la Justice ;
– l’augmentation du nombre de membres élus ;
– l’élargissement à des personnalités extérieures ;
– l’encadrement des notions de « nécessités de service » et d’ « intérim » ;
– la suppression des instructions du Ministre de la Justice à l’endroit des Magistrats du parquet dans les affaires individuelles.


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Journée d’études Kaolack...
mardi, Déc 12th 2017

En prélude au séminaire sur l’indépendance de la justice que l’UMS envisage d’organiser les 28 et 29 décembre 2017 au King  Fahd Palace, le comité de ressort de Kaolack , à l’instar de ceux de Dakar, Thiès, Saint-Louis et Ziguinchor, a tenu une journée d’études ce lundi 11 décembre dans la salle d’audience de la Cour d’appel de Kaolack.
Les. Travaux, présidés par le Procureur général  M. Alpha Ousseynou Diallo, ont été menés en présence du président de l’UMS, M Souleymane Teliko ainsi que des magistrats en fonction à Kaolack et Fatick.
A l’issue de débats très animés qui ont duré de 11h 30 à 17heures, des recommandations ont été faites concernant les points suivants.
– Composition et attributions du CSM
– encadrement des notions d’intérim et de nécessites de service
– renforcement des garanties d’indépendance pour les magistrats du parquet
– Uniformisation de l’âge de la retraite pour les magistrats.


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Journées d’études des...
mardi, Nov 28th 2017

En prélude au séminaire que l’UMS envisage d’organiser les 28 au 29 décembre prochain, les comités de ressort des différentes Cours d’appel ont été invités à réfléchir, dans le cadre de journées d’études, sur deux thèmes qui préoccupent particulièrement les magistrats :

  • Le principe d’inamovibilité
  • Le Conseil supérieur de la magistrature : difficultés et perspectives de réformes

A cet effet, les comités de ressort de Dakar et de Thiès ont tenu leurs journées d’études le samedi 18 novembre respectivement à la salle 4 du Palais de justice de Lat-Dior et à l’hôtel Big Faim de Thiès.

Les intervenants étaient :

Pour le comité de Dakar : Cheikh Tidiane Lam, inspecteur adjoint et Souleymane Kane, conseiller à la Cour suprême.

Pour le comité de Thiès : Pape Ibrahima Ndiaye, président de chambre à la Cour d’appel de Thiès et Alioune Sarr, Substitut général à ladite Cour.

Il est à noter que les deux chefs de Cour de Thiès, Henry Grégoire Diop, premier président et Cheikh Tidiane Diallo, procureur général ont tenu à marquer de leur présence la rencontre de Thiès.

Dans la même lancée, le comité de ressort de Saint-Louis a organisé sa journée d’études le vendredi 24 novembre 2017 à l’hôtel de la poste de Saint –Louis.

Ces trois rencontres ont donné lieu à des échanges très intéressants qui ont permis aux collègues d’exprimer de vive voix leurs préoccupations et de formuler des propositions qui pourraient les débats lors du colloque à venir.


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Visite de courtoisie du...
mardi, Nov 28th 2017

Le mercredi 22 novembre 2017, une  délégation du bureau de l’UMS, composée du président Souleymane Teliko et de la trésorière, Racky Dème Diagne,  a rendu une visite de courtoisie  au Premier président  de la Cour  d’appel de Ziguinchor, M. Bachir Sèye, et au Procureur général près ladite Cour, M. Assane Ndiaye.

Les deux chefs de Cour qui l’a reçue tour à tour, ont exprimé  leur adhésion à cette démarche du bureau qui leur semble révélatrice d’une volonté d’associer tous les magistrats aux activités de l’UMS et réitéré leurs félicitations au bureau qu’ils ont assuré de leur soutien pour le succès de la mission que les magistrats lui ont confiée.

Le premier président en a profité pour informer le bureau des bonnes dispositions prises pour la  mise  en place du comité de ressort de Ziguinchor et  la tenue de la journée d’études à la date du  02 décembre 2017 en précisant le nom des  intervenants à savoir M. Bassirou Gaye, juge au TGI de  Ziguinchor et M. Abdourahmane Ndiaye, président du TGI de Kolda, respectivement sur les thèmes « Principe  d’inamovibilité » et « Le Conseil supérieur de la magistrature et la gestion de la carrière ».

Le président de l’UMS a remercié les deux chefs de Cour pour l’accueil particulièrement chaleureux qui leur a été réservé et est revenu sur les objectifs des journées d’études qui s’inscrivent selon lui, dans une logique de démarche constructive et participative.

Après la Cour d’appel, les membres du bureau se sont rendus au TGI et au TI de Ziguinchor où ils ont rencontré le président Idrissa Diarra, le procureur Alioune Sylla  ainsi que  des collègues du siège et du parquet qui se sont félicités de cette démarche et ont échangé avec eux sur plusieurs questions en faisant des  suggestions intéressantes dont le bureau a promis de tenir compte dans le cadre du déroulement de ses activités.

Publié le 28 novembre 2017


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Fait à Dakar le...
mercredi, Nov 1st 2017

République du Sénégal
Un peuple- Un but –Une foi
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Union des Magistrats Sénégalais
(U.M.S.)

COMMUNIQUE

Dans une vidéo diffusée sur une chaine de télévision locale, Monsieur Barthélémy DIAS, intervenant dans le cadre d’actions de soutien à Monsieur Khalifa SALL, maire de Dakar actuellement en détention provisoire, a interpellé l’Union des Magistrats Sénégalais (UMS) sur la procédure en cours qu’il estime illégale et arbitraire.

L’UMS tient à rappeler que, conformément à sa mission, ses priorités, maintes fois
déclinées, restent le renforcement de l’indépendance du système judiciaire et
l’amélioration du service public de la justice.

Sous ce rapport, elle ne saurait, sous peine de trahir sa mission et les principes qui régissent l’indépendance de la justice, s’immiscer dans le traitement d’une affaire en se prononçant sur la légalité ou l’illégalité d’une procédure pendante devant les tribunaux.

Néanmoins, elle tient à faire les observations suivantes :

Monsieur Khalifa SALL, à l’instar de tous les justiciables, a droit au respect des normes qui garantissent la conduite d’une procédure juste et équitable.

L’UMS reste convaincue que les magistrats en charge de ce dossier sauront tenir la balance égale entre toutes les parties prenantes et faire prévaloir le respect du droit et de la vérité sur toute autre considération.

L’UMS invite donc tous à la sérénité, au sens de la mesure et au respect de la dignité de l’institution judiciaire que nous avons pour devoir de préserver.

Fait à Dakar le 29 octobre 2017
Le Bureau de l’UMS


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RESOLUTION UMS...
mercredi, Nov 1st 2017

REPUBLIQUE DU SENEGAL
Un Peuple – Un But – Une Foi
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UNION DES MAGISTRATS SÉNÉGALAIS
(U.M.S.)

RESOLUTION

Le samedi 26 novembre 2016, l’Union des Magistrats Sénégalais s’est réunie en Assemblée générale extraordinaire sur convocation du Bureau exécutif pour examiner les textes suivants :

  • Le projet de loi organique portant Statut de la magistrature ;
  • Le projet de loi organique sur le Conseil supérieur de la Magistrature ;
  • Le projet de loi organique abrogeant et remplaçant la loi organique n° 2008-35 du 08 août 2008 relatif à la Cour suprême ;

A l’issue de cette rencontre, la présente résolution a été adoptée :

Considérant l’absence de concertation dans l’élaboration finale desdits textes ;

Considérant que les observations du Bureau exécutif n’ont pas été intégrées aussi bien dans le projet de loi organique relatif au Statut des magistrats que dans celui portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature ;

Considérant que le projet de loi organique sur la Cour suprême, examiné en Assemblée intérieure de la dite Cour a été dénaturé avant son adoption en Conseil des ministres ;

Considérant que le projet de loi organique portant Statut des magistrats a été adopté en Conseil des ministres avec des dispositions discriminatoires sur l’âge de la retraite ;

L’Assemblée générale de l’Union des Magistrats Sénégalais :

Invite solennellement le gouvernement à maintenir l’âge de la retraite à 65 ans pour tous les magistrats ;

Exhorte le gouvernement à réintroduire les dispositions préalablement adoptés par l’assemblée intérieure de la Cour suprême ;

Exige la réintroduction de la disposition prévoyant la tenue régulière des réunions du Conseil supérieur de la Magistrature ;

L’Assemblée générale donne mandat au Bureau exécutif pour mener toutes actions appropriées, tant au plan interne qu’international pour préserver l’indépendance de la magistrature ;

Fait à Dakar, le 26 novembre 2016

L’Assemblée générale extraordinaire de l’UMS


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